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Le quotidien de l’entreprise libérée

L’entreprise libérée dans sa vérité

On entend beaucoup de choses sur l’entreprise libérée et que ce soit dans son dénigrement ou son apologie, les discours sont souvent des opinions personnelles non validées.

On peut déjà dire ce qui n’est pas entreprise libérée.

L’absence de règles ou de structure.

Une entreprise est une organisation et quel que soit son mode de management, elle ne peut fonctionner et se construire sans règles, sans processus et une vision partagée ou au minimum affichée.

Un lieu libre de toute entrave.

La liberté dont on parle n’est pas le désir de faire ce que l’on veut quand on le veut et d’avoir le loisir de choisir. C’est la liberté qui compose chaque être humain, celle d’être ce qui le définit et en fait un être unique et responsable.(Curt Lewin – Kant-Carl Gustav Jung)

Une entreprise où le consensus est omniprésent.

L’entreprise libérée n’est pas non plus un lieu où le consensus et l’entente sont permanents. C’est une notion impossible ou du moins constante. La vie n’est qu’impermanence et évolution constante, le consensus absolu n’existe pas ni ici ni ailleurs.

Une philosophie.

L’entreprise libérée n’est pas une philosophie ou une mode miracle. Nous sommes dans une entreprise régie par des réalités économiques et humaines pas dans une secte fantaisiste.

C’est quoi ce mode de management, « l’entreprise libérée » ?

Tout d’abord l’entreprise libérée n’est pas un concept nouveau Curt LEWIN dans les années 1970 en parlait déjà avec le libre engagement et Le Lean manifesté par les Entreprises Toyota en était les prémices. Ce mode de management est issu des nouvelles transformations sociales et suit simplement les évolutions de la société. Isaac Getz l’a mis en lumière par une appellation « très marketing ».

L’entreprise libérée est un mode de management qui privilégie et fait grandir le taux de responsabilité dont chaque individu est affublé naturellement. Elle répond aux besoins naturels de trouver son sens, son unité et son talent confinés en chacun de nous. L’entreprise libérée propose d’installer un environnement propice à l’engagement, le collaboratif et la créativité, indispensables à l’évolution et la performance d’une entreprise saine. C’est un modèle d’organisation qui propose de placer chaque individu à sa juste place et lui proposer d’apporter sa juste contribution aux réalités économiques de son organisation.

Les conditions à mettre en place d’une « entreprise libérée »

Tout d’abord il n’y a pas de conditions propices ou défavorables liées au niveau de compétence, au niveau des individus ou au marché et produit. Chaque entreprise peut être libérée et collaborative pour un peu que le chef d’entreprise décide d’adopter une ouverture d’esprit.

Pourtant je pourrais déjà définir quelques conditions de base qui accélèrerait largement le processus :

  1. Avoir une vision et une stratégie écrite, détaillée, concrète et respectant les réalités économiques de son secteur.
  2. Avoir une organisation étudiée et évaluée en fonction de son modèle économique et de des réalités financières.
  3. Etre suffisamment courageux et éclairé pour pouvoir parler de l’avenir économique et financier de son organisation en faisant confiance à son auditoire.

Conclusion

Il faut un an accompagné pour réaliser ce mode de management dont les résultats ne sont plus à prouver : productivité augmentée, résultats nets augmentés, image de marque augmentée.

Il faut en moyenne 3 à 5 ans non accompagné pour réussir.

Pourquoi un tel écart ? Parce que la notion de pouvoir du dirigeant fait souvent barrière aux changements internes. Même avec la meilleure volonté du monde le dirigeant qui veut changer aura un mal de chien à se faire entendre et surtout à choisir de nouveaux modes de comportement. En étant accompagné, le dirigeant va s’appuyer sur une personne neutre pour prouver sa bonne volonté et suivre les conseils divulgués. Il sera plus crédible.

Mise en place de l’entreprise libérée VEDEKE 2018.

 

 

 

 

 

 

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Le manager intuitif

C’est quoi un leader ?  Le management intuitif

Le management des hommes et des organisations change. Pour y faire face il faut faire face à notre intuition et apprendre à écouter notre cerveau et notre corps donc nos émotions et sentiments.

La mémoire sélective (Défier votre inconscient) constitue un mécanisme de défense individuel fort, c’est l’art de ne retenir que ce qui nous arrange et de réécrire l’histoire sur cette base incomplète. Cette sélectivité biaisée est un grand facteur de perturbation. Un soupçon de stress et quelques événements inattendus et l’interprétation générale vire à la paranoïa. L’interprétation extravagante (les émotions au travail) des événements peut créer rapidement des décisions inappropriées.

Tout système qui se fige dans la stabilité ne peut évoluer sans soubresauts violents.

Pierre Morkens  http://www.pierre-moorkens.com/ qui nous explique le rôle des 3 cerveaux (reptilien, limbique et cortex), nous rappelle que le stress est un message de notre corps résistant à s’adapter à ce qui est en développant notre créativité.

Nous sommes sous influence de notre environnement, comme le dit le grand anthropologue Michel Maffesoli  http://www.michelmaffesoli.org/. Cet environnement nous modifie et nous modèle constamment. Restez figé dans ses croyances et son passé c’est être hors la réalité, celle qu’il vous faut comprendre pour la transcender.

La seule façon de rester actuel quand on est manager c’est rester un observant. (l’authenticité) Se mettre en avant, chercher les honneurs ou la raison vous éloigne d’autant du bon chemin. Décider n’est pas faire valoir son avis ou ses idées pensant qu’on détient une vérité qui échappe aux autres. Décider et donc manager (administrer, organiser) c’est faire valoir un avis collectif, c’est trouver le meilleur équilibre, la plus grande stabilité pour continuer à avancer et construire.

De même dans les équipes les mentalités les plus sclérosées ont du mal à évoluer progressivement. Rester à l’écoute silencieuse, savoir regarder sans influence, s’attendre chaque jour à l’évolution sans peur.

Dans les organisations les bénéficiaires des systèmes établis se refusent à écouter ceux qui leur proposent des changements. En face les conseillers doublent la mise pour se faire entendre et vient le moment de rupture ou d’action. La seule façon de bien avancer c’est le faire ensemble et si certains décident de sortir du jeu ils le feront à leur rythme.

Dans les transitions et les changements, devant la difficulté, le pire des passés apparaît toujours meilleur face à l’inconnu et le présent à traverser. L’ancien système essaie de retrouver sa place et les tentateurs sont partout.

Il est utile dans ces périodes de faire appel à un leader naturel si possible extérieur.

Le manager intuitif est celui qui sait écouter. Le leader aspire à diriger une transition et sait imaginer le futur. Il donne un espoir fort autour duquel il peut rassembler les personnes. Il y croît et sa foi lui permet de dynamiser les autres. Il les révèle à eux mêmes et leur montre qu’ils peuvent atteindre leur but. Il sait se mettre au diapason émotionnel des autres pour mieux les comprendre et savoir les guider. Visionnaire et pragmatique le manager intuitif a une solidité naturelle qui lui vient de son équilibre intérieur et son intuition sur la direction à prendre.

Par ailleurs un changement ne peut s’opérer qu’en faisant appel aux lois de l’équilibre. Les principes stabilisateurs sont le style d’organisation, l’information, le style relationnel. La flexibilité et la Tolérance ne pourront s’exprimer que si l’ordre et la loi s’affirment dans les règles du jeu et le professionnalisme du dirigeant et de son organisation.

L’association du Yin et du Yang et de deux personnalités complémentaires est le meilleur gage de réussite. Une association d’un manager cerveau droit et d’un cerveau gauche est un gage de réussite.

La confiance s’entretiendra à travers une vision commune et une communication très collé-serré.

Néanmoins cette association aura des moments périlleux car une zone d’ombre subsistera toujours dans notre conception de l’autre. Dans la complémentarité subsiste la différence et parfois l’incompréhension. Le leader intuitif va à l’encontre des idées établies et des anciens concepts, il tourne autour de lui suffisamment d’inconnu pour faire douter au pire moment.

Seule deux événements peuvent faire changer une personne en profondeur : une grande passion ou un grand choc. Ne sous-estimons aucun des deux, le chaos est toujours le préalable à l’évolution, de même que le calme absolu et l’immobilisme apparent est la première étape de la renaissance.

Elisabeth Boutet

Extraits du livre « le manager intuitif » Meryem Le Saget Édition Dunod.

 

C’est quoi un leader ?

Le leadership ou le Charisme.

Un bon nombre de managers, qu’ils soient dirigeant ou intermédiaire se pose cette question est-ce que je suis un Leader, c’est quoi avoir du leadership ?

​Je vais tenter en toute humilité de définir les caractéristiques d’un leader et par effet miroir comment peut-on travailler pour le devenir au sein de son équipe ou de son entreprise.

1.Affirmez son unité et  sa différence.

Un leader est souvent au départ qualifié de rebelle. Il se distingue en n’adhérant pas systématiquement aux discours ambiants, aux modes ou aux diktats. Son affirmation n’est pas volontaire elle est naturelle et assumée. S’affirmer n’est pas hurler haut et fort qui on est c’est vivre selon son credo en acceptant humblement de ne pas plaire à tout le monde, c’est avoir le courage d’être soi.

2 Etre capable d’être seul.

Cette qualité débouche directement de la première. Un leader est connecté à son âme, à son soi. Il ne cherche pas l’assentiment des autres, ni leur présence pour exister. Il est capable de créer de vivre ou d’être heureux seul avec lui-même.

3.Savoir donner sans attendre de retour.

Cette qualité débouche directement de la deuxième. Quand vous savez vous satisfaire de vous-même, vous n’avez pas besoin de vous nourrir des autres. Votre énergie est bonne et automatiquement vous serez en position de donner et de recevoir naturellement. Il n’y a pas de calculs ni de négociations avec un leader, il n’y a que des échanges et des enrichissements. C’est aussi une raison pour laquelle les leaders sont suivis parce qu’ils débordent de saine énergie et que leurs besoins ne dépendent pas des autres. Ils sont c’est tout.

4. Etre inspiré et souvent spirituel.

Je ne sais pas si cette qualité les a rendu Leader ou parce qu’ils sont leader ils ont façonné cette qualité mais la solitude, l’énergie, la différenciation vous amène à coup sur à devenir inspiré et à vous poser des questions existentielles. Un leader est actif intellectuellement, il aime comprendre, construire, reconstruire et avancer vers de nouvelles voies. On le sent parfois habité par des agitations intérieures ou des archétypes qui débouchent la plupart du temps sur de la créativité personnelle

« ​Le secret des grands leaders c’est d’être connectés à leur âme » Deepack Choppra L’Ame du Leadership

 

Les émotions au travail

Depuis plusieurs années on constate dans les milieux professionnels des débordements émotionnels de toutes natures. La colère est la plus courante d’entre elle. Il n’est plus rare de voir des gens bien sous tous rapports exprimer subitement des colères ou des blocages émotionnels sans que ces émotions ne semblent déclencher de remords. Parfois le moindre prétexte suffit à mettre l’autre dans un état d’hystérie tout à fait disproportionné.

Mais d’où viennent ces émotions ? Elles s’expriment quand un individu constate un écart entre sa représentation d’une situation et la réalité. Dans une organisation collective la réalité doit être visible sous forme de documents, d’organigrammes ou de définitions de poste. La dérive ou l’absence  de règles et de limites visibles  créé chez les individus des représentations trop personnelles. Quand un employé ne retrouve pas dans son organisation des limites et des règles, il va se concentrer sur ses propres valeurs et constater des écarts qui vont créer des conflits. Il est peu probable que dans une organisation les individus recrutés au hasard se retrouvent avec le même système de valeurs.

Quand une émotion se manifeste elle prend des ampleurs qui n’en restent pas là. Cette émotion va envoyer une énergie et des comportements qui à leur tour feront des dérives.

Eviter les émotions.

On n’évite pas les émotions, elles sont une réaction naturelle protectrice pour nous. Elles sont un langage et de façon générale elles montent et nous assaillent. Ce qu’il faut prévoir et éviter c’est la surenchère d’écarts ou d’absence de communication qui va pousser un individu à développer sa vision personnelle et à l’alimenter au fil du temps. La communication fluide et régulière est l’outil pour éviter tout le cortège d’interprétations, rumeurs et bavardages qui font dévier les individus de la réalité. Communiquer, interroger, faire travailler les personnes ensemble sur des problématiques est la voie pour que le collectif prenne le pas sur l’individuel.

Régler les conflits

La médiation est la seule voie pour retrouver un équilibre et amener les deux parties à expliquer ou résoudre les écarts. Une troisième personne qui ne ressent pas d’émotion aura la clairvoyance pour projeter chez l’un et l’autre les informations qui changeront la couleur des choses.

Accepter que chaque partie soit blessée est un préalable. Ne pas minimiser les émotions et permettre à chacun d’exprimer sa fureur et son ressentiment est aussi un préalable. Peu de managers sont formés à cela. Beaucoup de dirigeants considèrent que l’entreprise n’est pas le lieu pour exprimer ses sentiments et émotions, mais pensez-vous vraiment que l’être humain peut maitriser naturellement ses émotions ? La seule voie qui permettra d’éviter les débordements est de clarifier rapidement la réalité même dans les très petites entreprises en écoutant l’autre pour ce qu’il a à dire.

La colère n’est pas crédible, elle ne permet pas à l’autre partie de comprendre. Bien au contraire cette manifestation donne un poids supplémentaire à la situation et conforte l’autre partie dans son bon droit. N’oublions pas qu’un individu dont la conscience est libre et calme se trouvera démuni devant la colère de l’autre. Il peut ne pas comprendre du tout et dans ce cas l’autre partie renforcera sa fureur puisqu’elle n’est pas reconnue. Il n’y a pas de conflits qu’on ne peut pas régler et rappelons-nous une des règles de la PNL, il y a très peu d’individu qui cherche les conflits par plaisir. Tout action d’un individu aura une visée positive, même si elle nous échappe, trouvons la !

La médiation en apportant le troisième pilier qui créera un équilibre va permettre l’apaisement. Il s’agit de minimiser l’écart ou de l’abolir en faisant cheminer chacune des parties jusqu’à la rencontre. Le manque d’informations est souvent pour ne pas dire toujours à l’origine d’un conflit et donc d’une émotion qu’il s’agisse de nous ou des autres. Cet espace vide et vertigineux que l’on voudrait comprendre crée toute une palette de réactions émotionnelles qui vont de la simple stupéfaction à la plus terrible angoisse.

 

L’authenticité

L’authenticité paye mal de nos jours j’en conviens. Qui n’a pas été victime de trop d’engagement, de trop de courage ou d’une franchise bien posée. Quelle est alors notre déception quand l’autre jusque-là notre plus grand fan se détourne et s’en va en plein élan alors que nous sommes dans notre belle énergie ; l’authenticité, celle du cœur.

C’est que l’authenticité est une denrée fragile, un éclat de verre aveuglant, une feuille de papier cigarette. Elle ne souffre pas l’excès ou la brutalité. Elle est c’est tout et vous devez la considérer comme telle. Gardez dans votre cœur cette énergie superbe qu’elle déclenche et protégez là absolument de votre égo qui ricanera dans son coin.

Etre soi n’est pas toujours simple mais c’est la seule voie du bonheur. Restez centré, soyez clair avec vous-même et vos objectifs. L’authenticité est une attitude pas un combat que l’on défend à la force de l’épée. Cette énergie qui l’assortie ne doit pas créer des déséquilibres, des émotions fortes ou de l’amertume.

Le plus difficile est de rester stable les yeux branchés sur l’horizon, confiant(e) en votre détermination. Alors l’authenticité deviendra ce sourire sur vos lèvres, cette démarche calme et droite et génèrera tout autour de vous des opportunités et des jolies surprises.

Soyez vous-même avec courage et clairvoyance. Cultivez votre différence et défendez vos valeurs. Marchez la tête haute vers votre but et accueillez chaque personne et chaque évènement pour ce qu’il est avec ampleur et chaleur. Ce n’est pas à vous de faire justice, de réparer les erreurs ou de dispenser la bonne parole. Vous n’êtes qu’une pièce du puzzle. Soyez juste dans votre rôle et humble face aux situations. Vous êtes passé et subtilement vous avez changé le flux. Il est là votre rôle comme celui de chacun. Tout n’est qu’impermanence et en passant sur votre chemin vous avez modifié le cours des choses, alors faites-le en conscience et avec authenticité.

 

Défiez votre inconscient

Ce petit exercice doit se faire en concentration et sans essayer de comprendre ou d’interpreter les consignes. Au fil de ce tricotage de phrases vous découvrirez à la fin un éclairage plus pur et plus centré de votre intention.​

Vous allez écrire vingt vers (phrases) dans le sens ci-dessous et à la fin vous relirez entièrement votre texte  d’une traite.

1. Commencez votre première phrase par je… et dites la pensée la plus forte du moment. (votre mot clé)

2.Avec une autre phrase courte décrivez l’endroit où vous êtes.

3. Ecrivez ce que vous voyez en quelques mots.

4. Ecrivez ce qui se passe en vous en lien avec votre première phrase (votre mot clé).

5. Reprendre le vers 2 (le réécrire dans votre texte)

6 Quelle est votre réaction affective au vers 2 l’effet produit sur vous. écrivez le.

7 Reprendre le vers 4 (le réécrire dans votre texte)

8 Quelle est la réaction au vers 7 écrivez la

9. Reprendre le vers 6 (le réécrire dans votre texte)

10 Que ressentez-vous d’autre ? écrivez le.

11 Reprendre le vers 8 (le réécrire dans votre texte)

12 Quelle en est la cause ? écrivez le.

13 Reprendre le vers 10 (le réécrire dans votre texte)

14 Comment vous sentez-vous à cet instant ? écrivez votre sensation.

15 Reprendre le vers 12 (le réécrire dans votre texte)

16 Quelle est votre réaction ? Décrivez la.

17 Reprendre le vers 14 (le réécrire dans votre texte)

18 Reprendre le vers 3 (le réécrire dans votre texte)

19 Reprendre le vers 16 (le réécrire dans votre texte)

20 Reprendre le vers 1 (le réécrire dans votre texte).

Relisez tous vos versQuelle est  la pensée ou sensation qui vient.