Entreprise libérée 5 questions fondamentales

Quand une organisation se fissure enfin il entre de la lumière...

On se libère de quoi au juste ?

De la décision unique et descendante qui limite l’entreprise à l’avis de quelques-uns. Lire la suite « Entreprise libérée 5 questions fondamentales »

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L’holacratie un concept subtil

L’holacratie qui est la gouvernance à plusieurs et qui s’oppose à l’autocratie la gouvernance unique est un des concepts qui soutient l’entreprise libérée.

La notion d’autorité

L’holacratie est sans doute le concept de l’entreprise libérée qui est le plus compliqué à comprendre et à mettre en place. Partager les décisions n’implique pas de les faire descendre simplement au niveau du CODIR, il sous-entend que ce partage soit équilibré, organisé et que tous les niveaux de l’entreprise soient concernés.

Avant toute chose il faut savoir donner du sens et un cap stratégique. Plus la liberté règne plus les règles de vivre ensemble doivent être précises, claires et partagées. Les anciens managers sont perdus et sous couvert d’entreprise libérée s’amendent de leur rôle de leader et laissent des ressources humaines totalement désemparées décider de quoi ou de qui.

L’autorité qui avant allait de soi (c’est lui le chef) est une posture pas un rôle. Elle implique la confiance en soi, la confiance en les autres et une structure de pensée claire et bien posée. L’autorité n’est pas imposer une décision c’est un rayonnement naturel qui fédère et entraîne la créativité.

Pour partager l’autorité et stimuler la créativité il y a une notion de base : la sécurité.

LA SECURITE

La sécurité comme le stipulait Maslow est une base de l’être humain . Cette sécurité sous-entend de connaître, de comprendre et d’avoir les moyens d’agir.

Ne pas se faire manger par un tigre ou ne pas mourir de faim est ce qui a permis la créativité et le développement depuis toujours. Installez un peu d’insécurité quelque part et vous récolterez assez vite le chaos et l’extrême expression du pouvoir.

« L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation » Avérroes.

Plutôt que se demander qui gouverne, pourquoi ne pas plutôt se demander qui doute ? et de quoi ? et pourquoi ? Peut-être que la voie est de détourner son attention des concepts théoriques et de revenir à des basiques humains.

Comment éradiquer l’insécurité dans nos entreprises ?

De quoi peut bien avoir peur un employé ?

  • De ne pas être à la hauteur
  • De ne pas être apprécié pour ce qu’il est
  • De faire une erreur
  • De perdre son entrain, sa santé, sa joie
  • De souffrir d’ennui, de douleur ou d’isolement
  • De perdre son emploi
  • De perdre sa famille ou son patrimoine
  • De perdre l’estime et l’amour des autres.

Et de quoi ont peur les managers ? Exactement de la même chose !!

L’entreprise est devenue au 20eme siècle la jungle de nos hommes préhistoriques. Des employés sont morts d’avoir trop travaillé et je ne compte pas ceux qui ont tout perdu au passage sous l’emprise d’une autocratie ou d’un manager trop bien intentionné. Le tigre a un autre visage, celui de l’intolérance, du jugement de valeur, du harcèlement, de l’avidité, ou simplement d’horaires débridées à cause d’une mauvaise gestion des projets. Mais le tigre est aussi en nous. La peur nous fait faire des choses invraisemblables avec nous même ou nos semblables.

Alors on fait comment ?

On reprend les bons vieux concepts :

  1. Etre un exemple pour plus petit que soi.

Choisir ses valeurs, les partager et vérifier qu’elles englobent bien tous. Ëtre soi-même un peu plus que tous (tolérant, à l’écoute, présent, aidant, respectueux). Soigner ses propres maux (la fatigue, la colère, la peur)

  1. Etre un guide pour plus petit que soi.

Décider d’un cap, transmettre les informations, former, soutenir et accompagner dans la pratique.

  1. Etre un protecteur pour plus petit que soi

Savoir rester juste et équilibré. Soigner les maux et encourager. Conseiller, aider à trouver des solutions.

Conclusion

L’holacratie n’est pas se débarrasser du pouvoir en pensant que les autres en dessous le feront à notre place. Ce n’est pas non plus penser que l’éducation philosophique réglera tous les maux. Ce n’est pas non plus jouer les gourous en pensant que les employés vous seront reconnaissants de votre extrême gentillesse et compréhension.

L’holacratie c’est partager, décider à plusieurs, permettre à chacun de donner son avis, permettre à chacun de faire quelque chose d’utile et de visible pour construire ensemble une organisation fiable, où on se sent en sécurité, dans laquelle on est heureux d’exister et surtout dans laquelle il n’y a aucun tigre d’aucune sorte.

Tout cela sous-entend d’appliquer tous les autres concepts d’Isaac Getz et de ne pas s’arrêter au premier ou à ceux qui nous font plaisir.

Elisabeth Boutet

Organisation et application de l’entreprise libérée.

Les relations de pouvoir

Les relations interpersonnelles

Issue des relations à l’énergie et stratégies de pouvoir James Redfield.

Nous pouvons être deux sortes de communicants ceux qui nourrissent ou ceux qui pompent. Ceux qui donnent ou ceux qui reçoivent.

Les premiers arrivent vers vous avec une attention forte à votre égard. Ils peuvent avoir des questions de compréhension et écoutent attentivement la réponse. Leur regard est tourné vers vous. Ils n’ont pas de demande à votre égard. La plupart du temps ils vous abordent de façon sereine, ils ne sont pas tournés vers eux mais vers vous. La conversation est équilibrée et surtout sur un mode calme, vous ne ressentez aucune tension d’aucune sorte.

Les deuxièmes arrivent vers vous avec une attention forte pour eux-mêmes. Ils ont des questions intéressées et attendent de vous des réponses engagées (action). Leur regard n’est pas tourné vers vous ils papillonnent ou bougent beaucoup (impatience). La plupart du temps ils vous abordent avec un problème, l’envie de s’épancher ou l’envie de vous voir faire quelque chose pour eux. Vous ressentez rapidement une tension qui peut aller d’une simple mobilisation à un vrai stress.

Chacune de ces attitudes est la plupart du temps inconsciente. Les nourrissants sont plus indépendants que les autres, ils n’ont pas besoin des autres pour faire ou exister.

Les « pompeurs » sont plus dépendants, ils n’envisagent pas d’être seul ou de faire seul, ils ont besoin des autres pour faire ou exister.

Dans un cas (non pathologique) on peut être tour à tour nourrissant ou pompeur avec une forte proportion (80%) pour l’un ou l’autre.

Les relations que l’on entretient en style nourrissant nous amènent la plupart du temps calme, satisfaction et énergie. Nos interlocuteurs sont reconnaissants et nous encouragent inconsciemment à cette attitude. Nous sommes nourris en retour.

Les relations que l’on entretient en style pompeurs nous amènent rapidement une énergie mais qui est de très courte durée, nous avons de nouveau besoin de pomper. Nos interlocuteurs sont souvent agacés ou déprimés ce qui nous oblige à forcer le trait. Notre ressenti est plus de stress et une sensation d’insatisfaction permanente.

Comment faire ?

Etudiez vous-même votre profil.

  1. Comment abordez-vous les autres, avec quel style de demande ? (questions de compréhension ou questions à visée engageante pour l’autre
  2. Attendez-vous la plupart du temps une action de leur part ? un engagement rapide à votre égard ?
  3. Comment vous sentez-vous après cette communication rapidement satisfait en mode tendu ?
  4. Avez-vous besoin d’entrer souvent en communication pour tout et rien ? Avez-vous besoin de vous épancher souvent ?

Si vous répondez oui à 80 % de ces questions, c’est que vous être dans un mode « pompeur ». Vous avez besoin des autres pour faire ou exister.

Si vos réponses sont la plupart négatives vous êtes en mode nourrissant, vous abordez les autres par plaisir et envie d’un vrai partage et échange sans demande particulière.

Soyez attentif pendant un certain temps à vos demandes envers les autres.

  1. Sont-elles équitablement partagées en intérêt et plaisir ? V
  2. ous interessez vous vraiment à l’autre de façon désinteressée ou attendez-vous un engagement de sa part ?
  3. Trouvez-vous que votre interlocuteur est serein et content après la conversation ?

Observez les autres pour reconnaître les pompeurs ou les nourissants.

 

 

C’est quoi un leader ?

Le leadership ou le Charisme.

Un bon nombre de managers, qu’ils soient dirigeant ou intermédiaire se pose cette question est-ce que je suis un Leader, c’est quoi avoir du leadership ?

​Je vais tenter en toute humilité de définir les caractéristiques d’un leader et par effet miroir comment peut-on travailler pour le devenir au sein de son équipe ou de son entreprise.

1.Affirmez son unité et  sa différence.

Un leader est souvent au départ qualifié de rebelle. Il se distingue en n’adhérant pas systématiquement aux discours ambiants, aux modes ou aux diktats. Son affirmation n’est pas volontaire elle est naturelle et assumée. S’affirmer n’est pas hurler haut et fort qui on est c’est vivre selon son credo en acceptant humblement de ne pas plaire à tout le monde, c’est avoir le courage d’être soi.

2 Etre capable d’être seul.

Cette qualité débouche directement de la première. Un leader est connecté à son âme, à son soi. Il ne cherche pas l’assentiment des autres, ni leur présence pour exister. Il est capable de créer de vivre ou d’être heureux seul avec lui-même.

3.Savoir donner sans attendre de retour.

Cette qualité débouche directement de la deuxième. Quand vous savez vous satisfaire de vous-même, vous n’avez pas besoin de vous nourrir des autres. Votre énergie est bonne et automatiquement vous serez en position de donner et de recevoir naturellement. Il n’y a pas de calculs ni de négociations avec un leader, il n’y a que des échanges et des enrichissements. C’est aussi une raison pour laquelle les leaders sont suivis parce qu’ils débordent de saine énergie et que leurs besoins ne dépendent pas des autres. Ils sont c’est tout.

4. Etre inspiré et souvent spirituel.

Je ne sais pas si cette qualité les a rendu Leader ou parce qu’ils sont leader ils ont façonné cette qualité mais la solitude, l’énergie, la différenciation vous amène à coup sur à devenir inspiré et à vous poser des questions existentielles. Un leader est actif intellectuellement, il aime comprendre, construire, reconstruire et avancer vers de nouvelles voies. On le sent parfois habité par des agitations intérieures ou des archétypes qui débouchent la plupart du temps sur de la créativité personnelle

« ​Le secret des grands leaders c’est d’être connectés à leur âme » Deepack Choppra L’Ame du Leadership