La puissance de l’optimisme sur notre santé…

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Dans le thème de la psychologie positive, l’optimisme devient un outil. L’optimisme n’est plus considéré comme une caractéristique de caractère mais bien comme une puissance de l’esprit. Même si une étude à l’UCLA (Université Américaine spécialisée dans le mieux vivre en société) a identifié un gène lié à l’optimisme, les chercheurs ont démontré que c’est la manière dont est activé ce gène qui compte.

L’optimisme a de multiples bienfaits pour notre santé. Grâce à sa capacité à limiter le stress, il renforce nos défenses immunitaires, diminue les risques cardio-vasculaires et réduit les risques d’AVC. Mais avant tout l’optimisme augmente notre capacité d’énergie vitale et il a été constaté que les optimistes réussissaient mieux en général et vivaient plus longtemps. Leur sommeil est de meilleure qualité et leur façon de se nourrir plus équilibrée.

Inutile de continuer à faire la liste de ses bienfaits, naturellement l’optimisme nous fait vivre mieux et améliore nos relations. Mais comment qualifier l’optimisme et surtout comment le développer ?

L’optimisme est une capacité à imaginer l’avenir plein de promesses et en amélioration. La physique quantique nous démontre que la prévision est très aléatoire voir impossible tant les éléments qui composent nos univers sont en constante mobilité. L’optimisme est un choix qui n’a pas plus ou pas moins d’effets  que la négativité. Malgré tout imaginer immédiatement toutes les possibilités de voir sa vie s’améliorer procure un plaisir sans conteste et nous entraine à aller de l’avant. On sait que notre cerveau ne fait pas la différence entre le virtuel et le réel, l’entrainer à imaginer le meilleur le pousse à nous aider à réaliser.

Il reste très logique qu’un individu plus heureux aura moins de tensions physiques, de meilleures relations et une capacité à agir plus développée.

Le pessimisme n’est pas à jeter aux orties quand même. Cette peur du risque à petites doses nous protège du danger en améliorant notre discernement et en renforçant notre capacité à nous protéger. L’équilibre est requis. Mais le pessimisme permanent limite notre capacité à prendre des risques mesurés,  déclenche des montées de cortisol (hormone du stress), limite notre champ d’attention et augmente les risques de dépression à long terme. (Hona Boniwell directrice du centre MSc en psychologie positive)

Comment développer notre optimisme ? Selon Hona l’optimisme c’est de penser de façon flexible. Il s’agit de percevoir une situation de plusieurs manières différentes. Il faut ouvrir le champ des possibles et imaginer concrètement plusieurs scénarii. Cet exercice a de multiples bienfaits. Il nous ramène concrètement dans la réalité et limite les exagérations qu’elles soient positives ou négatives. Il permet de comprendre qu’il n’y a pas qu’une vision des choses et entraine l’individu à avoir le choix. Il force l’esprit à s’impliquer déjà dans l’action ce qui empêche les dérives mentales négatives et limite le stress associé.

Pour penser de manière flexible, il faut développer en parallèle ce qu’on appelle la contestation. (Hona Boniwell) La contestation permet d’avoir du respect pour soi-même. Ne pas accepter aveuglément ce qui arrive donne inconsciemment le choix d’entrevoir d’autres solutions. Le pessimiste a une espèce de fatalité en toile de fond qui limite sa capacité à réagir et à développer sa propre route. Il subit les évènements. Il faut comprendre que les deux éléments pessimisme ou optimisme se construisent chacun avec la projection mentale, à tout prendre autant choisir celle qui nous fera du bien.

Un exercice utile pour développer sa faculté à penser de manière flexible est d’imaginer votre vie au meilleure d’elle-même et de la projeter dans un an ou 3 ans. Il est conseillé d’écrire pour donner un sens plus concret à vos intentions.  Cet exercice vous aidera à comprendre qu’il faut beaucoup moins de choses que prévu et que ces objectifs peuvent être atteints si on s’y atèle.

Une étude estimée à 1.4 millions de dollars est actuellement en cours aux états Unis à l’université de Cornell qui vise à répondre à deux questions majeures :

  1. Pourquoi l’optimisme a de tels pouvoirs sur la santé ?
  2. Pourquoi certaines personnes sont plus optimistes que d’autres ?

Résultats : hopeoptimism.com

Elisabeth Boutet (article inspiré des propos de Sally Brown)

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Les émotions au travail

Depuis plusieurs années on constate dans les milieux professionnels des débordements émotionnels de toutes natures. La colère est la plus courante d’entre elle. Il n’est plus rare de voir des gens bien sous tous rapports exprimer subitement des colères ou des blocages émotionnels sans que ces émotions ne semblent déclencher de remords. Parfois le moindre prétexte suffit à mettre l’autre dans un état d’hystérie tout à fait disproportionné.

Mais d’où viennent ces émotions ? Elles s’expriment quand un individu constate un écart entre sa représentation d’une situation et la réalité. Dans une organisation collective la réalité doit être visible sous forme de documents, d’organigrammes ou de définitions de poste. La dérive ou l’absence  de règles et de limites visibles  créé chez les individus des représentations trop personnelles. Quand un employé ne retrouve pas dans son organisation des limites et des règles, il va se concentrer sur ses propres valeurs et constater des écarts qui vont créer des conflits. Il est peu probable que dans une organisation les individus recrutés au hasard se retrouvent avec le même système de valeurs.

Quand une émotion se manifeste elle prend des ampleurs qui n’en restent pas là. Cette émotion va envoyer une énergie et des comportements qui à leur tour feront des dérives.

Eviter les émotions.

On n’évite pas les émotions, elles sont une réaction naturelle protectrice pour nous. Elles sont un langage et de façon générale elles montent et nous assaillent. Ce qu’il faut prévoir et éviter c’est la surenchère d’écarts ou d’absence de communication qui va pousser un individu à développer sa vision personnelle et à l’alimenter au fil du temps. La communication fluide et régulière est l’outil pour éviter tout le cortège d’interprétations, rumeurs et bavardages qui font dévier les individus de la réalité. Communiquer, interroger, faire travailler les personnes ensemble sur des problématiques est la voie pour que le collectif prenne le pas sur l’individuel.

Régler les conflits

La médiation est la seule voie pour retrouver un équilibre et amener les deux parties à expliquer ou résoudre les écarts. Une troisième personne qui ne ressent pas d’émotion aura la clairvoyance pour projeter chez l’un et l’autre les informations qui changeront la couleur des choses.

Accepter que chaque partie soit blessée est un préalable. Ne pas minimiser les émotions et permettre à chacun d’exprimer sa fureur et son ressentiment est aussi un préalable. Peu de managers sont formés à cela. Beaucoup de dirigeants considèrent que l’entreprise n’est pas le lieu pour exprimer ses sentiments et émotions, mais pensez-vous vraiment que l’être humain peut maitriser naturellement ses émotions ? La seule voie qui permettra d’éviter les débordements est de clarifier rapidement la réalité même dans les très petites entreprises en écoutant l’autre pour ce qu’il a à dire.

La colère n’est pas crédible, elle ne permet pas à l’autre partie de comprendre. Bien au contraire cette manifestation donne un poids supplémentaire à la situation et conforte l’autre partie dans son bon droit. N’oublions pas qu’un individu dont la conscience est libre et calme se trouvera démuni devant la colère de l’autre. Il peut ne pas comprendre du tout et dans ce cas l’autre partie renforcera sa fureur puisqu’elle n’est pas reconnue. Il n’y a pas de conflits qu’on ne peut pas régler et rappelons-nous une des règles de la PNL, il y a très peu d’individu qui cherche les conflits par plaisir. Tout action d’un individu aura une visée positive, même si elle nous échappe, trouvons la !

La médiation en apportant le troisième pilier qui créera un équilibre va permettre l’apaisement. Il s’agit de minimiser l’écart ou de l’abolir en faisant cheminer chacune des parties jusqu’à la rencontre. Le manque d’informations est souvent pour ne pas dire toujours à l’origine d’un conflit et donc d’une émotion qu’il s’agisse de nous ou des autres. Cet espace vide et vertigineux que l’on voudrait comprendre crée toute une palette de réactions émotionnelles qui vont de la simple stupéfaction à la plus terrible angoisse.

 

L’authenticité

L’authenticité paye mal de nos jours j’en conviens. Qui n’a pas été victime de trop d’engagement, de trop de courage ou d’une franchise bien posée. Quelle est alors notre déception quand l’autre jusque-là notre plus grand fan se détourne et s’en va en plein élan alors que nous sommes dans notre belle énergie ; l’authenticité, celle du cœur.

C’est que l’authenticité est une denrée fragile, un éclat de verre aveuglant, une feuille de papier cigarette. Elle ne souffre pas l’excès ou la brutalité. Elle est c’est tout et vous devez la considérer comme telle. Gardez dans votre cœur cette énergie superbe qu’elle déclenche et protégez là absolument de votre égo qui ricanera dans son coin.

Etre soi n’est pas toujours simple mais c’est la seule voie du bonheur. Restez centré, soyez clair avec vous-même et vos objectifs. L’authenticité est une attitude pas un combat que l’on défend à la force de l’épée. Cette énergie qui l’assortie ne doit pas créer des déséquilibres, des émotions fortes ou de l’amertume.

Le plus difficile est de rester stable les yeux branchés sur l’horizon, confiant(e) en votre détermination. Alors l’authenticité deviendra ce sourire sur vos lèvres, cette démarche calme et droite et génèrera tout autour de vous des opportunités et des jolies surprises.

Soyez vous-même avec courage et clairvoyance. Cultivez votre différence et défendez vos valeurs. Marchez la tête haute vers votre but et accueillez chaque personne et chaque évènement pour ce qu’il est avec ampleur et chaleur. Ce n’est pas à vous de faire justice, de réparer les erreurs ou de dispenser la bonne parole. Vous n’êtes qu’une pièce du puzzle. Soyez juste dans votre rôle et humble face aux situations. Vous êtes passé et subtilement vous avez changé le flux. Il est là votre rôle comme celui de chacun. Tout n’est qu’impermanence et en passant sur votre chemin vous avez modifié le cours des choses, alors faites-le en conscience et avec authenticité.