En quête de vérité ?

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Introduction

Il est des situations de doute ou de décision où la question se pose : quelle est la réalité ?

Quelle est cette réalité sur laquelle je vais pouvoir fonder mon jugement et mes  décisions ? Quelles est cette vérité qui m’assurera une clairvoyance sans détour ?

Il n’y a pas une vérité, mais chacun de nous vit sa réalité, ce qui le fonde ou fonde son environnement. Quel que soit le territoire que vous voulez couvrir, la vérité existe mais elle n’est pas immuable, elle est la juste composante du réel, celui qui est là à l’instant,  c’est celui-ci qui nous suffit.

La coupe est pleine.

Toute vérité s’acceuille l’esprit ouvert. Un peu comme une coupe que vous chercherez à remplir avec quelque chose de neuf. Si cette coupe est déjà à moitié pleine, la nouvelle information se mélangera à l’existant et le résultat restera approximatif et médiocre.

Si la coupe est déjà pleine, tout ce qui s’additionnera s’écoulera à côté et enfin si la coupe est à l’envers rien n’y entrera.

Cette coupe contient votre attente, le fond de votre esprit. Ce qu’elle contient est déjà des informations sous forme de préjugés, de croyances ou d’une assurance inébranlable.

Le pédant aura déjà une coupe pleine mais l’idéaliste aussi. Chacun d’eux aura des attentes et des projections sur comment les choses doivent se passer. Même si ce dernier apparaît comme fort sympathique il n’en reste pas moins que l’esprit sera perturbé par un possible dessein et la vérité se dérobera à lui. Avoir des attentes fortes même positives, imaginer milles scénario nous éloigne de la vérité car tout cela ne sont que de pâles projections  de ce que nous savons déjà de ce qui est vraisemblablement déjà obsolète.

Pour acceuillir la vérité il faut avoir un esprit vierge de toute probabilité et de tout jugement ou qualification de la situation. Chaque jour nous qualifions des dizaine de fois notre environnement, « c’est chouette », « c’est horrible », « je ne supporte pas ceci » ou « ce n’est pas pour moi ». Bien sur il faut savoir écouter son intuition et respecter son corps mais pour acceuillir la vérité, il faut partir d’un principe simple, « je ne sais rien mais alors rien du tout, et même si je pensais savoir un peu je ne sais plus ! »

La réalité : une totalité d’ombre et de lumière.

Ce qui nous empêche de voir les choses comme elles sont est aussi notre peur de ne pas accepter la part d’ombre de chacun ou de chaque chose. L’un ne va jamais sans l’autre. Nous avons tous notre part d’indésirable de défauts inavouables malgré nos qualités. La nature recèle de trésors …aussi empoisonnés. Le figuier a beau être un arbre noble, odorant, joli avec des fruits succulents, il n’en reste pas moins qu’il vous brule la peau au second degré si vous manipulez un peu trop ses feuilles. Vouloir acceuillir la vérité c’est se défaire de la peur de ce que l’on va trouver.

Le courage d’accepter les choses comme elles sont vous ouvrira les portes de la réalité et vos décisions n’en seront que plus justes. Se défaire de cette idée que tout doit être beau aseptisé et réussi vous permettra d’être plus serein. Se défaire aussi des illusions que telle personne ou telle chose est bonne pour nous est un gain de temps et d’énergie. Se bercer d’illusions est une énorme perte d’énergie. En libérant cette énergie vous serez plus fort pour aborder les prochaines étapes.

La pleine conscience : un exercice mais aussi une façon de vivre.

On parle de plus en plus de méditation et on n’en compte plus les bienfaits : Calme retrouvé, santé meilleure, sérénité nouvelle. Les explications sont fort simples bien que l’art reste difficile ; dès que l’on cesse de penser tout azimuts il s’en vient un relachement immédiat des tensions, une sensation de calme où tout semble avoir sa juste place. Un peu comme quand on laisse poser un verre plein de boue, l’eau fini par s’éclaircir faute de mouvement. Tout apparaît soudain plus clair et les portes s’ouvrent nous libérant. Bien sur vous pouvez soudainement faire appel à la méditation pour calmer votre esprit mais il est encore plus important de l’allier au style de vie de la pleine conscience.

Il vous faut apprendre à observer les yeux bien ouverts votre environnement, vos relations ou les situations sans a priori en ayant juste l’intention d’en découvrir les détails, les tissages, le fameux fil rouge de C.G.Jung. Ne cherchez pas à améliorer, changer, re traduire les éléments, au contraire acceptez les totalement. Commencez par des choses simples, la nature, les animaux, une situation dans la rue.

A force d’observer sans qualifier vous finirez par voir ce que personne ne voit et par comprendre le tissage des évènements. Mais il faut du courage pour aborder la vérité et l’accepter. Elle se cache sous des pans entiers des histoires que vous vous racontez ou dans les bavardages dans lesquels se perdent votre esprit et vos pensées. De même vous pourrez découvrir au fil de vos observations des évènements ou émotions qui reviennent régulièrement. La peur, l’envie, ou l’orgeuil nous cachent souvent la vérité. Savoir affronter sa propre nature est déjà un pas en avant. Quand vous l’aurez défini et regardé en face, ses démons n’auront plus de prise sur vous et vous pourrez élargir le champs de la réalité.

L’impermanence.

La vérité est qu’elle reste impermanente sans cesse en changement car le monde est interconnecté. Tout bouge, tout s’implémente en continu pour faire de nos histoires une matière sans cesse en mouvement. C’est la raison pour laquelle la vie est si passionnante quand on sait la regarder, tout peut arriver et l’esprit ouvert se passionne en observant la logique de chaque évènement et peut au fil du temps en saisir les tours et devenir lui-même le levier du changement. Nos évènements sont une recette où un peu plus de ci ou de ça en changeront le gout et la matière.

A vous de jouer, saisissez la vérité, acceptez là et jouez votre rôle de magicien.

Elisabeth Boutet

Article inspiré de Heather Martin

http://www.dharmaseed.org/teacher/81

Le manager intuitif

C’est quoi un leader ?  Le management intuitif

Le management des hommes et des organisations change. Pour y faire face il faut faire face à notre intuition et apprendre à écouter notre cerveau et notre corps donc nos émotions et sentiments.

La mémoire sélective (Défier votre inconscient) constitue un mécanisme de défense individuel fort, c’est l’art de ne retenir que ce qui nous arrange et de réécrire l’histoire sur cette base incomplète. Cette sélectivité biaisée est un grand facteur de perturbation. Un soupçon de stress et quelques événements inattendus et l’interprétation générale vire à la paranoïa. L’interprétation extravagante (les émotions au travail) des événements peut créer rapidement des décisions inappropriées.

Tout système qui se fige dans la stabilité ne peut évoluer sans soubresauts violents.

Pierre Morkens  http://www.pierre-moorkens.com/ qui nous explique le rôle des 3 cerveaux (reptilien, limbique et cortex), nous rappelle que le stress est un message de notre corps résistant à s’adapter à ce qui est en développant notre créativité.

Nous sommes sous influence de notre environnement, comme le dit le grand anthropologue Michel Maffesoli  http://www.michelmaffesoli.org/. Cet environnement nous modifie et nous modèle constamment. Restez figé dans ses croyances et son passé c’est être hors la réalité, celle qu’il vous faut comprendre pour la transcender.

La seule façon de rester actuel quand on est manager c’est rester un observant. (l’authenticité) Se mettre en avant, chercher les honneurs ou la raison vous éloigne d’autant du bon chemin. Décider n’est pas faire valoir son avis ou ses idées pensant qu’on détient une vérité qui échappe aux autres. Décider et donc manager (administrer, organiser) c’est faire valoir un avis collectif, c’est trouver le meilleur équilibre, la plus grande stabilité pour continuer à avancer et construire.

De même dans les équipes les mentalités les plus sclérosées ont du mal à évoluer progressivement. Rester à l’écoute silencieuse, savoir regarder sans influence, s’attendre chaque jour à l’évolution sans peur.

Dans les organisations les bénéficiaires des systèmes établis se refusent à écouter ceux qui leur proposent des changements. En face les conseillers doublent la mise pour se faire entendre et vient le moment de rupture ou d’action. La seule façon de bien avancer c’est le faire ensemble et si certains décident de sortir du jeu ils le feront à leur rythme.

Dans les transitions et les changements, devant la difficulté, le pire des passés apparaît toujours meilleur face à l’inconnu et le présent à traverser. L’ancien système essaie de retrouver sa place et les tentateurs sont partout.

Il est utile dans ces périodes de faire appel à un leader naturel si possible extérieur.

Le manager intuitif est celui qui sait écouter. Le leader aspire à diriger une transition et sait imaginer le futur. Il donne un espoir fort autour duquel il peut rassembler les personnes. Il y croît et sa foi lui permet de dynamiser les autres. Il les révèle à eux mêmes et leur montre qu’ils peuvent atteindre leur but. Il sait se mettre au diapason émotionnel des autres pour mieux les comprendre et savoir les guider. Visionnaire et pragmatique le manager intuitif a une solidité naturelle qui lui vient de son équilibre intérieur et son intuition sur la direction à prendre.

Par ailleurs un changement ne peut s’opérer qu’en faisant appel aux lois de l’équilibre. Les principes stabilisateurs sont le style d’organisation, l’information, le style relationnel. La flexibilité et la Tolérance ne pourront s’exprimer que si l’ordre et la loi s’affirment dans les règles du jeu et le professionnalisme du dirigeant et de son organisation.

L’association du Yin et du Yang et de deux personnalités complémentaires est le meilleur gage de réussite. Une association d’un manager cerveau droit et d’un cerveau gauche est un gage de réussite.

La confiance s’entretiendra à travers une vision commune et une communication très collé-serré.

Néanmoins cette association aura des moments périlleux car une zone d’ombre subsistera toujours dans notre conception de l’autre. Dans la complémentarité subsiste la différence et parfois l’incompréhension. Le leader intuitif va à l’encontre des idées établies et des anciens concepts, il tourne autour de lui suffisamment d’inconnu pour faire douter au pire moment.

Seule deux événements peuvent faire changer une personne en profondeur : une grande passion ou un grand choc. Ne sous-estimons aucun des deux, le chaos est toujours le préalable à l’évolution, de même que le calme absolu et l’immobilisme apparent est la première étape de la renaissance.

Elisabeth Boutet

Extraits du livre « le manager intuitif » Meryem Le Saget Édition Dunod.

 

Défiez votre inconscient

Ce petit exercice doit se faire en concentration et sans essayer de comprendre ou d’interpreter les consignes. Au fil de ce tricotage de phrases vous découvrirez à la fin un éclairage plus pur et plus centré de votre intention.​

Vous allez écrire vingt vers (phrases) dans le sens ci-dessous et à la fin vous relirez entièrement votre texte  d’une traite.

1. Commencez votre première phrase par je… et dites la pensée la plus forte du moment. (votre mot clé)

2.Avec une autre phrase courte décrivez l’endroit où vous êtes.

3. Ecrivez ce que vous voyez en quelques mots.

4. Ecrivez ce qui se passe en vous en lien avec votre première phrase (votre mot clé).

5. Reprendre le vers 2 (le réécrire dans votre texte)

6 Quelle est votre réaction affective au vers 2 l’effet produit sur vous. écrivez le.

7 Reprendre le vers 4 (le réécrire dans votre texte)

8 Quelle est la réaction au vers 7 écrivez la

9. Reprendre le vers 6 (le réécrire dans votre texte)

10 Que ressentez-vous d’autre ? écrivez le.

11 Reprendre le vers 8 (le réécrire dans votre texte)

12 Quelle en est la cause ? écrivez le.

13 Reprendre le vers 10 (le réécrire dans votre texte)

14 Comment vous sentez-vous à cet instant ? écrivez votre sensation.

15 Reprendre le vers 12 (le réécrire dans votre texte)

16 Quelle est votre réaction ? Décrivez la.

17 Reprendre le vers 14 (le réécrire dans votre texte)

18 Reprendre le vers 3 (le réécrire dans votre texte)

19 Reprendre le vers 16 (le réécrire dans votre texte)

20 Reprendre le vers 1 (le réécrire dans votre texte).

Relisez tous vos versQuelle est  la pensée ou sensation qui vient.