La physique quantique dans l’organisation

La physique quantique dans l’organisation

Article inspiré du physicien et expert Olivier Raurich et du médecin Deepak Choppra.

La physique et de plus quantique gère depuis toujours les lois de nos univers. Depuis l’avènement de l’ordinateur les expériences ont multiplié des résultats démontrés mais pas toujours expliqués par nos physiciens.

3 expériences pour 3 résultats.

  1. La co-création

L’expérience démontre que le changement même infime d’un quelconque paramètre dans un champ aura des répercussions aléatoires et non prévisibles techniquement ailleurs. C’est« le battement de l’aile du papillon ». La co-création est permanente et peu prévisible selon le champ dans lequel elle opére.

Dans l’entreprise, la prévision est très aléatoire et se révèle strictement peu possible. Des quantités de paramètres bougent à l’intérieur comme à l’extérieur et défont continuellement la réalité visible. C’est un peu comme si un calcul d’ordinateur travaillait en back office pour produire à l’instant T une réalité, qui sedissoudra un peu plus tard.

Comment faire quand on a besoin de se diriger et limiter au mieux les mauvaises surprises ? On se doit de définir un sens, une direction pour que les actions prennent acte vers un résultat possible. Mais dans un deuxième temps, on doit rester attentif aux paramètres quotidiens qui se manifestent et adapter en permanence la direction. C’est un peu comme conduire une voiture, un léger mouvement du volant invisible à l’œil nu et qui ne produit rien dans les secondes suivantes, révèlera son résultat un peu plus tard dans sa trajectoire.

  • L’observateur et son intention

Cette autre expérience beaucoup plus spectaculaire révèle que des particules qui bougent dans un champ donné et qui librement produisent un résultat aléatoire, produiront une réalité conditionnelle à l’observateur si celui-ci se place à un endroit du champ. C’est le manifesté, la fameuse affirmation, « nous créons notre réalité »

Dans l’entreprise, cette expérience nous démontre que l’intention (la volonté de sens) va modifier l’énergie en cours pour mieux la focaliser sur une manifestation donnée de la réalité. Pour compléter la première expérience, l’intention est le sens que l’on veut donner à son organisation et la co-création va manifester cette direction mais avec un résultat sans doute différent de celui que l’on peut imaginer.

La confiance implicite (qui n’empêche pas le contrôle) va fluidifier les relations et les actions. « Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse Balzac » Cette injonction de Balzac illustre parfaitement cette expérience. On aura sans doute le résultat donné mais à la condition qu’on laisse les « particules » (personnes, parties prenantes, conditions) se mouvoir dans leur énergie propre et avec une certaine liberté.

  • l’intrication quantique (la synchronicité)

Cette troisième expérience toute aussi spectaculaire et en complément des deux autres, démontre qu’une poignée de particules partant d’un point fixe dans une direction va se synchroniser dans son résultat avec une autre poignée de particule partant dans le sens strictement opposé au même instant.

La synchronicité bien connue en physique quantique nous explique qu’il n’y a pas du fait de hasard absolu comme on pourrait l’imaginer dans la première expérience. L’organisation quantique suit une logique qui ne doit pas nous échapper.

Au sein de l’entrepriseet en faveur des deux premières expériences, le chaos n’existe pas comme onpourrait parfois l’imaginer en regardant certain comportement. Tout a un senspour celui qui l’émet, et toute action a trouvé à un moment donné une logique.C’est cette logique qu’il nous faut trouver et comprendre pour rééquilibrer àtoute instant la direction. Chaque champ qui se réorganise va le faire ensuivant une logique propre. Quand on veut manager, on ne peut pas le faire à laseule lumière de sa volonté, on se doit de comprendre profondément ce qui sejoue là à l’instant pour produire ce résultat. Sinon on prend le risque de l’expérience de la co-création qui va réorganiser le champ d’une façon que l’on ne peut pas voir et prévoir.

Elisabeth Boutet

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Les mutations de la pensée Humaine

Documenté par Teilhard de Chardin. teilhard de chardin

Teilhard de Chardin est un Paléontologiste Français qui étudie les évolutions de l’homme dans son environnement. Il nous explique qu’après différentes étapes d’évolution, le phénomène de complexification cérébrale du phylum humain, aboutit au surgissement de la conscience de soi, « pas »de la réflexion.

Pour information, le mouvement dispersif du premier peuplement de la Terre ne favorisait pas la communication en s’agglomérant. Par la suite, pendant le début de l’étape de l’Homo Sapiens à l’aube de l’Age Néolithique, l’Humanité commençait à se rassembler en formant une ligne convergente sur la Terre ; le groupement est devenu nécessaire. Cette condition favorable a encouragé l’Homme à faire le pas de la réflexion. Alors un phénomène très spécial s’est produit : la naissance d’une nouvelle sphère planétaire, au-dessus de la Biosphère, la Noosphère. À ce processus de la création d’une nouvelle enveloppe planétaire formée tout entière par l’ensemble de la pensée humaine, on donne le nom de la Noogénèse.

Le résultat de la Noogénèse est la Noosphère, une couche plus mûre, épanouissante et définitive, faite par l’ensemble de la pensée de l’Homo Sapiens. Elle est ouverte à toute modification subtile depuis l’étage primitif jusqu’à ce qu’elle puisse abriter toutes les connaissances humaines, toutes les idées et technologies de plus en plus complexes voire toute la conscience planétaire.

Teilhard de Chardin nous explique qu’au fil de l’évolution le cerveau humain déjà bien équipé mais toujours poussé vers les forces d’autodestruction fera-t-il le choix de l’évolution en accentuant la tendance de la compassion envers son prochain et de la solidarité ? La spiritualité bienveillante à l’origine des vrais textes va-t-elle enfin s’épanouir jusqu’au point Oméga (« le royaume de dieu » je cite)

En attendant, les nouvelles générations avancent dans ce sens et nous encouragent à plus de partage, de communication et de solidarité. Les anciennes organisations de style pyramidal fonctionnent de moins en moins et nous voyons les grandes figures d’autorité se déliter les unes derrière les autres. Restons un exemple dans nos entreprises et acceptons de changer notre regard en adoptant des styles d’organisations plus solidaires, utilisant l’intelligence collective et le champ d’information qu’évoque Teilhard de Chardin.

Depuis les années 2000, le développement personnel et la conscience étendue se développent. Nombre de chercheur et de philosophes nous conseillent sur des modes de gestion et de management plus adaptés aux mutations sociales. L’entreprise libérée en fait partie.

Elisabeth Boutet